Le but de la vie est de retourner dans le monde spirituel à la fin de cette vie même. Pour celà il suffit simplement de penser à Dieu, Krishna au momnent de quitter votre corps.

Société Internationale pour La Conscience de Krishna

Traité de philosophie et de mise en pratique de la BHAGAVAD-GITA telle qu'elle est. Part I.


I. Nous vivons une ère difficile, II. Comment savoir que Dieu éxiste, III. Dieu est une personne,
IV. Krishna est Dieu - Dieu est Krishna, V. L'âme est une parcelle de Krsna VI. L'évolution,
VII. La Religion et les religions, VIII. La vie pure, IX. La perfection de l'existence, X. Conclusion



I. Nous vivons une ère difficile.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, nous vivons dans une ère très peu civilisée. Un simple regard jeté sur l'actualité nous permet de saisir l'ampleur du phénomène de dépravation qui afflige nos temps : génocides, guerres des nations et des religions, révolutions, violences civiles, légalisation criminelle de l'avortement, terrorisme, anarchie. Ce ne sont là que quelques-uns des symptômes du grand mal qui saisit nos sociétés.
Les écritures sacrées décrivent notre ère comme l'âge de Kali. Kali veut dire disharmonie ou querelle. Les hommes sont incapables de se mettre d'accord. Tous sont d'accord pour constater leur insatisfaction mais aucun ne prétend que la solution au mal réside dans son idéologie politique ou religieuse, économique ou autre. Et c'est au nom de ces faux étendards que l'on s'entre-tue.
On cache au peuple cette nue vérité. La conscience est endormie par les promesses d'évasion. On l'incite à rêver d'un futur meilleur pour l'humanité grâce à la science et à la technologie alors qu'à peine trois générations d'industrialisation et de matérialisme l'ont jeté dans la dépravation, projeté au bord de l'abîme de la destruction et de l'extinction.
Dans les pays développés, on gave les populations de luxure, de jouissance et de facilités; dans les pays sous-développés, on les nourrit d'envie et du désir d'imiter les pays soi-disant fortunés. Et partout on s'étonne de voir la terreur et l'anarchie lever leurs têtes immondes, on s'étonne de la colère des masses prêtes à tout ravager au moindre prétexte.
Le temps n'est plus aux fadaises pieusement récitées par nos hommes politiques, nos savants et nos théoriciens bien-pensants. Même les religions doivent admettre leur impuissance et leur insuffisance face au dilemme. L'homme doit se ressaisir et rapidement, s'il est pour échapper aux conséquences tragiques de ses erreurs. Le destin n'est plus inéluctable comme le prétendent certains; ce qui est inéluctable c'est que l'homme doit subir les conséquences de ses actes. La Bhagavad-Gita telle qu'elle est n'est pas un livre religieux quelconque. Contrairement aux religions qui se colorent de racisme et oublient de s'adapter aux temps, la Bhagavad-Gita telle qu'elle est transcende ces imperfections, fait appel à la logique pure, et préconise une science de l'action capable d'élever l'humanité à sa perfection en tous temps et en tous lieux. Les enseignements des religions ne sont pas faux mais la perfection de la Bhagavad-Gita telle qu'elle est est due à un contexte historique très particulier où Dieu Lui-même s'adresse aux questions qui hantent l'humanité depuis toujours. Le lecteur, au fur et à mesure de son étude comprendra que cet enseignement divin inclut et complète celui des autres religions.
Ainsi, Krishna, le Bienheureux, explique à Son disciple Arjuna que l'homme est une âme incarnée qui fait partie intégrante de la création cosmique et universelle. Pour son bien il doit agir en fonction des désirs de son créateur. C'est ainsi qu'il trouvera l'harmonie avec lui-même, avec la nature qui l'entoure et finalement avec son créateur. Il s'agit là d'une compréhension si rudimentaire qu'elle peut apparaître un peu simpliste. On pourrait s'étonner que l'homme puisse oublier une telle évidence. Mais le Seigneur Krsna explique que l'homme oublie sa position et se gonfle d'arrogance sous l'effet de la concupiscence: "C'est la concupiscence seule ô Arjuna. Née au contact de la passion, puis changée en colère, elle constitue l'ennemi dévastateur du monde et source de péché" (B.g., III.37). Influencé par son ennemi, l'homme devient destructeur et sa nature démoniaque prenant le dessus: "Ce qu'il faut ou ne faut pas faire, les êtres démoniaques l'ignorent. En eux ni pureté, ni juste conduite, ni véracité. Ils prétendent que ce monde est irréel et sans fondement, qu'aucun Dieu ne le dirige; qu'il résulte du désir sexuel et n'a d'autre cause que la concupiscence. Partant de telles conclusions, les démoniaques égarés, dénués d'intelligence, se livrent à des œuvres nuisibles, infâmes, qui visent à détruire le monde..." (B.g., XVI 7-9)
Mais à l'action qui enchaine et subjugue, le Souverain Suprême oppose l'action sublime qui libère: "Parce-que jamais tu ne Me jalouses, Mon cher Arjuna, Je vais te révéler la sagesse la plus secrète, par quoi tu seras affranchi des souffrances de l'existence matérielle. Ce savoir est roi entre toutes les sciences, il est le secret d'entre les secrets, la connaissance la plus pure, et parce qu'il nous fait directement réaliser notre identité véritable, représente la perfection de la vie spirituelle. Il est impérissable et d'application joyeuse." (B.g., IX. 1-2)
C'est cet art d'agir qui constitue l'essence de la religion et la religion est la science capable de mener l'humanité à la prospérité et à la perfection. Lorsque Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada vint en occident pour redire à travers la traduction de ses livres le message éternel de Krishna il ne poursuivait pas quelque motivation personnelle: "Celui qui a réalisé son identité spirituelle, ne poursuit aucun intérêt personnel en s'acquitant de ses devoirs, pas plus qu'il ne cherche à fuir ses obligations..." (B.g., III.18) "...L'homme éclairé agit...dans les seul but de guider le peuple sur la voie juste." (B.g., III.25) Il créa l'Association Internationale pour la Conscience de Krsna I.S.C.K.O.N. et dissémina l'enseignement de la Bhagavad-gita dans le monde entier dans le seul but de donner aux hommes de l'Âge de querelle une arme à la hauteur du combat qu'ils doivent engager.
Le présent traité regroupe les objections et les questions les plus courantes que soulèvent parmi les auditeurs occidentaux les thèmes de la Bhagavad-gita telle qu'elle est. Nous y apportons des explications nécessairement succinctes avec quelques conseils d'application pratique en espérant éveiller la curiosité des personnes sincères et les inciter à une lecture plus serrée de la Bhagavad-gita telle qu'elle est. Eventuellement, les personnes intéressées désireront entrer en contact avec les membres de l'Iskcon, organisme visant à propager cet art merveilleux de servir Dieu dont parle avec tant d'éloquence et de clarté la Bhagavad-gita telle qu'elle est.

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II. Comment savoir que Dieu existe.

Il peut paraître étonnant que l'homme, l'être le plus évolué de la création, en vienne à douter de l'indéniable. Mais le progrès du matérialisme et l'athéisme depuis quelques générations a abruti l'homme du commun à un tel point qu'il ne conçoit plus l'existence d'un être supérieur.
Ainsi, de plus en plus nombreux sont ceux qui disent: "rien ne prouve que Dieu existe-et s'il n'existe pas, pourquoi suivre un enseignement spirituel," Ou encore: "Montrez-moi Dieu, prouvez-moi qu'il existe, alors je serai prêt à suivre ses instructions." D'autres prétendent que la religion n'est qu'une forme d'activité humanitaire, ou un "opium" qui nous permet de mieux accepter les rudes exigences de l'existence.
Or il n'y a que deux possibilités: soit que Dieu existe, soit que tout provient de rien. L'activité de l'homme doit prendre racine dans l'une de ces deux alternatives (l'agnosticisme n'étant qu'un état d'ignorance qui n'excuse pas celui qui s'en revendique d'agir) Dieu est la cause première, Transcendante et savante de l'univers. Comme tout en ce monde a une cause et que rien ne provient de rien, l'athée se voit obligé de remplacer Dieu par un substitut quelconque produit de son élucubration personnelle.
Ainsi on voit la création expliquée par les théories du hasard ou d'une explosion quelconque. Ces théories ne peuvent influencer que les ignorants. Autant elles n'expliquent en rien la provenance des choses, autant ceux qui professent de telles âneries ne se rendent pas compte que leurs théories équivalent à dire qu'une explosion ou un hasard fit que les lettres de l'alphabet un jour se formèrent en un dictionnaire universel.
Le bon sens et la logique veulent que tout ce qui est créé est le fruit d'une intelligence appliquée. La plus belle et la plus minutieuse création est celle de l'univers et il s'ensuit qu'elle est le fruit de la plus belle et la plus grande intelligence: celle de Dieu.
Toute personne peut donc par son propre raisonnement en venir à la conclusion qu'il n'est pas possible que Dieu n'existe pas. Bien sûr, ce n'est là qu'une appréciation fort rudimentaire de Dieu, mais c'est là l'apogée de l'entendement que peut nous fournir la logique de l'intellect. Elle suffit pour entreprendre la quête de Dieu, mais les mystères et les merveilles du Seigneur sont acquis par révélation directement dans le cœur de celui qui agit selon les instructions de la personne Divine: "Ceux qui toujours Me servent et M'adorent avec amour et dévotion, je leur donne l'intelligence par quoi ils pourront venir à Moi". (B.g. X.10) Cette intelligence se manifeste par le biais d'un entrainement pratique reçu d'une personne qualifiée: "Cherche à connaître la vérité en approchant un maître spirituel; enquiers-toi d'elle auprès de lui avec soumission, et tout en le servant. L'âme réalisée peut te révéler le savoir car elle a vu la vérité." (B.g.,IX.34) le maître spirituel graduellement par l'initiation aux Saintes Ecritures et l'entraînement dans le service de dévotion offert à Dieu, dissipe l'illusion du disciple et lui révèle les mystères de la personne Divine.
Ainsi la preuve de l'existence de Dieu se confirme dans le cœur d'un individu un peu comme ce premier amour qui se réveille en son temps dans le cœur de l'adolescent. Le phénomène ne peut guère s'expliquer que par ses symptômes mais il n'en est pas moins réel: "Toutefois, quand ce savoir qui dissipe les ténèbres de l'ignorance s'éveille en l'être, alors tout se révèle à lui, comme un soleil levant."(B.g.,V.16)

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III. Dieu est une personne,

Une des formes les plus dangereuses de l'athéisme consiste à dire que Dieu existe mais qu'il n'est qu'une énergie et que l'être faisant partie intégrante et sans distinction de cette énergie est lui-même en un sens Dieu.
Le Seigneur détruit cet argument dès le début de son enseignement: "jamais ne fut le temps où nous n'existions, moi toi et tous ces rois; et jamais aucun de nous ne cessera d'être." (B.g. II.12) Ainsi est-il posé que Dieu ou Krsna existe éternellementet que nous existons aussi. Or nous sommes tous des personnes distinctes qui, bien qu'elles se ressemblent n'en sont pas moins différentes. C'est blasphémer que de dire que Dieu n'a pas de forme, qu'il n'a pas de nom, qu'il n'a pas de qualités, qu'il n'a pas d'amis, qu'il n'a pas de résidence, qu'il n'a pas de personnalité qui lui soit propre. C'est l'équivalent de dire qu'il n'existe pas. En fait ce que les impersonnalistes, (c'est ainsi qu'on nomme ceux qui se prétendent ainsi) veulent dire par ces déclarations, c'est qu'ils ne sont pas assez intelligents pour comprendre la Forme, le Nom, les qualités de Krishna. En effet, un individu qui en notre esprit n'éveille pas un nom, une forme, etc.., est un individu qui n'existe pas ou que nous ne connaissons pas. Ainsi Arjuna réalisant qui est Krishna au onzième chapitre de la Bhagavad-gita s'écrie: " Tu es Dieu, La Personne suprême et originelle, unique sanctuaire de ce monde manifesté...tu es le Seigneur Suprême, à qui chaque être doit toute adoration..." (B.g. XI.38-44)
Le créateur ne peut pas moins que sa création. Mais il est plus. Ainsi Dieu, le Souverain Suprême est une Personne qui dépasse de par Sa personnalité toute autre personne.

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IV. Krishna est Dieu - Dieu est Krishna,

Il est amusant de voir comment nombreux sont ceux qui en Occident, conçoivent lorsqu'ils entendent parler de Krishna qu'il s'agit d'un Dieu Hindou. D'où peut bien provenir la curieuse notion que Dieu qui par définition est unique serait différent selon la nation ou la religion de ceux qui l'adorent?
Il y a deux causes principales à la source de ce malentendu. La première vient de la confusion qui existe dans l'esprit des gens au sujet de Dieu, la Personne Suprême et les "dieux" ou devas (prononcer dévas), grandes personnalités occupant dans l'univers certains postes importants. Le christianisme, dès ses débuts, et sans doute à cause de la résistance des populations à accepter le monothéisme, a cherché a abolir la croyance à ces devas afin d'établir la suprématie du Dieu Souverain Suprême. La culture védique est plus riche et plus subtile; sans renier l'existence des devas elle n'en réserve pas moins le culte aux êtres inférieurs : "ceux dont le mental est déformé par les désirs matériels se vouent aux devas; ils suivent chacun selon sa nature, les divers rites propres à leur culte." (B.g. VII.20) " Plein de cette foi, il demande au devas certaines faveurs, et voit ses désirs comblés. Mais en réalité, ces bienfaits viennent de Moi seul." (B.g. VII.22) "Les hommes à l'intelligence brève rendent un culte aux devas; éphémères et limitées sont les fruits de leur adoration..." (B.g. VII.23) cette approche pourtant moins superficielle de la réalité, a dérouté les chercheurs occidentaux toujours soucieux d'établir la suprématie de leur civilisation. Ils en ont conclu que le monothéisme était une relation privilégiée au judéo-christianisme. Tel n'est pas le cas, les anciens textes Sanskrits le prouvent. La personne suprême ou Dieu, fut adorée par les sages de tous les temps: "Tu es le Brahman Suprême, l'ultime demeure, le Purificateur souverain, la Vérité absolue et l'éternelle Personne Divine. Tu es Dieu, l'Etre primordial, originel et absolu. Tu es le Non-né, la Beauté qui tout pénètre. Tous les grands sages le proclament, Narada, Asita, Devala, Vyasa, et Toi-même à présent me le révèles." (B.g. X.12-13)
La deuxième raison en est une d'étymologie. S'il est vrai qu'en essence Dieu n'ait pas de nom, il n'en est pas moins vrai que la multitude de Noms qu'on Lui attribue a pour fonction de décrire divers aspects de Sa Personne sublime. Ainsi Krishna, Govinda, Jehova, Allah peuvent très bien être des noms qui désignent la même personne. Ainsi le roi est parfois désigné comme "papa" par son enfant, "mon chéri" par son épouse, "Sa Majesté le roi" par ses sujets. En réalité, la façon de s'adresser à une personne ne change pas cette personne; elle indique plutôt une variante d'appréciation chez l'utilisateur. Or la langue sanskrite, qui est fort exacte, a déterminé que tous les Noms de Dieu sont également valables puisqu'ils désignent la même personne mais que par analyse le Nom Krishna inclut tous les autres. Krishna veut dire "tout attrayant". Quelle que soit la qualité pour laquelle nous l'apprécions, Dieu possède cette qualité au plus haut degré, ce qui le rend "tout attrayant" ou Krishna. Ainsi il n'est pas difficile de comprendre que Krishna est Dieu et Dieu est Krishna. Pour nous aider à mieux comprendre, Krishna explique qui Il est dans la Bhagavad-gita telle qu'elle est et spécialement au dixième et onzième chapitre où nous retrouvons le verset suivant: " De tous les mondes, spirituels et matériels, Je suis la Source, de Moi tout émane. Les sages qui connaissent parfaitement cette vérité, de tout mon cœur Me servent et M'adorent". (B.g. X.8)

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V. L'âme est une parcelle de Krishna

L'être vivant, l´âme, est une parcelle de la Personne Suprême et possède les mêmes qualités que Celle-ci quoique à un degré infinitésimal. Krsna est grand, l´âme est petite; comme l'océan par rapport à la goutte d'eau. L'indépendance est une des qualités de Krsna. L'être la possède aussi mais de façon limitée. L'indépendance de Dieu est sans limites et absolue, celle de l'âme est très limitée et très imparfaite. C'est ce qui explique d'ailleurs que l'être vivant, qui est parfaitement heureux dans le monde spirituel en présence de Krishna, choisit, dans un moment d'orgueil et d'arrogance, de quitter sa position, de se révolter, de vouloir usurper la position de Krishna. C'est en prévision de cette fatale erreur que Krishna créa le monde matériel, sorte d'établissement de correction où les êtres doivent souffrir. Dans cet établissement les êtres dits conditionnés sont envoyés afin de reconnaître leur erreur et graduellement, par évolution, reprendre leur position d'élus.

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25.02.2004