Le but de la vie est de retourner dans le monde spirituel à la fin de cette vie même. Pour celà il suffit simplement de penser à Dieu, Krishna au momnent de quitter votre corps. comment? voici l'explication.

Violence

La violence suivant les écritures védiques

Al Capone Voici ce que nous enseigne la Bhagavad-gita à ce sujet:


Le Seigneur Bienheureux dit:
     C'est la concupiscence* seule, ô Arjuna. Née au contact de la passion**, puis changée en colère, elle constitue l'ennemi dévastateur du monde et source de péché.

Bhagavad-gita II, 37



     En contemplant les objets des sens, l'homme s'attache; d'où naît la convoitise, et de la convoitise, la colère.
Bhagavad-gita II, 62

Commentaire (par AC Bhaktivedanta Swami Prabhupada)
     Celui qui n'est pas conscient de Krsna se trouve submergé de désirs matériels dès qu'il contemple les objets des sens. Les sens ne peuvent être qu'actifs, et s'ils ne sont pas engagés dans le service spirituel d'amour et de dévotion au Seigneur, ils chercheront tout naturellement quelque engagement au service de la jouissance matérielle. Dans l'univers matériel, tous les êtres, y compris Siva, Brahma, et donc tous les autres devas des planètes édéniques, subissent l'attrait brutal des objets de plaisir. La seule voie pour sortir du labyrinthe de l'existence matérielle est la conscience de Krsna. Siva était en méditation profonde lorsqu'un jour, Parvati vint agiter ses sens; il accepta ses propositions, et de leur union naquit Karttikeya. Quand Haridasa Thakura était un jeune dévot du Seigneur, il fut, lui aussi, tenté, cette fois par Maya Devi; mais armé de son pur amour pour Krsna, il n'eut aucun mal à lui résister. Comme l'indique le verset de Sri Yamunacarya cité précédemment, un bhakta sincère peut facilement, parce qu'il goûte des plaisirs spirituels en compagnie du Seigneur, échapper aux désirs de jouissance matérielle. Telle est la clé du bonheur. Par suite, quiconque manque à la conscience de Krsna, fût-il maître dans l'art de juguler ses sens par un renoncement artificiel, est certain de succomber un jour ou l'autre; la moindre tentation le poussera aussitôt à se rendre aux désirs de ses sens.




     Ce qu'il faut ou ne faut pas faire, les êtres démoniaques l'ignorent. En eux, ni pureté, ni juste conduite, ni véracité.
Bhagavad-gita XVI, 7

Commentaire (par AC Bhaktivedanta Swami Prabhupada)
     Dans toute société humaine civilisée, on retrouve, dès l'origine, un certain ensemble de règles scrip- turaires, servant de guide; c'est notamment le cas chez les aryas, c'est-à-dire ceux qui adoptent la culture védique. Au contraire, ceux qui ne suivent pas les règles des Ecritures sont des êtres démoniaques; ce que confirme notre verset en définissant la nature démoniaque par l'ignorance et l'aversion à l'égard de toute règle posée par les Ecritures. Ils ne possèdent donc, pour la plupart, aucune connaissance de ces règles, et les rares parmi eux qui les connaissent n'ont aucunement le désir de les observer. Privés de foi, ils refusent encore d'agir en harmonie avec les règles védiques. Ils ignorent toute propreté, toute pureté, interne ou externe. On doit toujours, avec le plus grand soin, garder le corps propre, en se baignant, en se brossant les dents, en changeant de vêtements... Quant à la pureté interne, elle s'obtient par le souvenir constant des Saints Noms de Dieu, par le chant du mahamantra:
hare krsna hare krsna krsna krsna hare hare
hare rama hare rama rama rama hare hare
     Les hommes démoniaques n'aiment ni ne suivent ces principes de pureté interne et externe. Les règles de conduite abondent dans les Ecritures, notamment dans la Manu-samhita, qui contient la loi de la race humaine, et qu'aujourd'hui encore, suivent les Hindous. Les lois qui régissent l'héritage des biens, et d'autres encore, trouvent dans ce livre leur origine. Il prescrit également que les femmes ne doivent pas jouir de liberté, car elles sont comme des enfants. Ce qui, toutefois, ne signifie nullement qu'elles doivent être traitées comme des esclaves. De fait, restreindre la liberté d'un enfant ne veut pas dire le considérer comme un esclave. Les êtres démoniaques ont maintenant délaissé ces règles, et croient que la femme doit jouir d'autant de liberté que l'homme. Il est cependant facile de remarquer que leurs tentatives n'ont en rien amélioré l'état social à la surface du globe. Au vrai, la femme doit être protégée à toutes les étapes de sa vie: par son père durant son enfance, par son mari lors de sa jeunesse et de son âge mûr, et par ses fils devenus adultes pendant ses vieux jours. Telle est, selon la Manu-samhita, la juste conduite sociale. Mais l'éducation moderne a de toutes pièces imaginé le concept vaniteux du féminisme; par suite le mariage n'est pratiquement plus, dans la société humaine, qu'une chimère. Et on ne peut dire non plus qu'aujourd'hui, la condition morale de la femme soit excellente. Les hommes démoniaques refusent donc toute instruction qui serait bénéfique pour la société; parce qu'ils ne profitent pas de l'expérience des grand sages, ni ne suivent les règles qu'ils ont prescrites, leur condition, dans la vie sociale, devient misérable à l'extrême.




     Ils prétendent que ce monde est irréel et sans fondement, qu'aucun Dieu ne le dirige; qu'il résulte du désir sexuel et n'a d'autre cause que la concupiscence.
Bhagavad-gita XVI, 8

Commentaire (par AC Bhaktivedanta Swami Prabhupada)
     Les hommes démoniaques parviennent à la conclusion que ce monde n'est que fantasme. Pour eux, il n'a pas de cause, pas d'effet, pas de maître, pas de but: tout y est irréel. Ils affirment que la manifestation cosmique procède de phénomènes "naturels" et de leurs interactions, l'ensemble étant régi par le hasard. Jamais ils n'envisagent que le monde ait été créé par Dieu, dans un certain dessein. Ils ont leur propre théorie: le monde est de lui-même venu à l'existence; nulle raison, donc, de croire qu'à sa source se trouve un Dieu. Il n'existe, pour eux, aucune différence entre la matière et le spirituel; comment, dès lors, accepteraient-ils l'Etre spirituel suprême? Tout n'est que matière, l'univers tout entier n'est qu'une masse brute d'ignorance. Ce qu'ils illustrent en disant: "L'homme crée, en rêve, mille formes illusoires, dont il se réveille, et qui n'ont eu d'autre existence que rêvée." Ils prétendent donc que "la vie est un songe"; mais ils n'en sont pas moins versés dans l'art de jouir de ce songe. Ainsi, au lieu d'acquérir le savoir, ils s'enferment de plus en plus dans leur monde de rêves. Et de même que l'enfant naît simplement du rapport sexuel, raisonnent-ils, ce monde a été créé sans aucune âme. Pour eux, seule une combinaison d'éléments matériels a produit les êtres vivants, et il ne saurait être question de l'existence d'une âme. De même que de nombreuses créatures procèdent, sans aucune cause, de la transpiration, ou de la putréfaction d'un corps, de même, tout ce qui vit est issu des éléments de l'univers matériel entre eux combinés. Ainsi, toujours selon eux, la nature matérielle constitue la cause unique de la manifestation matérielle. Ils n'accordent aucune foi aux paroles de Krsna lorsqu'il dit, dans la Bhagavad-gita: "L'univers matériel tout entier se meut sous Ma direction". En bref, ces hommes démoniaques sont dépourvus de la connaissance parfaite de la création du monde; chacun d'eux, naturellement, possède à ce sujet quelque théorie de son invention. A leurs yeux, toutes les interprétations des Ecritures se valent puisqu'ils ne croient pas en l'existence d'une norme pour la compréhension des règles données par les Ecritures.




     Partant de telles conclusions, les démoniaques, égarés, dénués d'intelligence, se livrent à des oeuvres nuisibles, infames, qui visent à détruire le monde.
Bhagavad-gita XVI, 9

Commentaire (par AC Bhaktivedanta Swami Prabhupada)
     Les hommes démoniaques se vouent à des actes qui mèneront le monde à sa destruction. Le Seigneur enseigne dans ce verset qu'ils possèdent une intelligence amoindrie. Les matérialistes, en effet, privés de toute conception de Dieu, s'imaginent avancer sur la voie du "progrès"; en fait, selon la Bhagavad-gita, ils ne sont que privés d'intelligence et de tout sens commun. Cherchant à jouir au maximum de ce monde, ils inventent à cette fin toujours quelque chose de nouveau pour satisfaire leurs sens. Bien que tenues pour un signe du progrès de la civilisation, leurs inventions n'ont pour effet réel qu'une montée rapide de la violence et de la cruauté, envers les animaux comme envers les hommes. Les êtres démoniaques ignorent totalement selon quelles règles il faut se comporter avec autrui; et l'abattage des animaux, chez eux, est fort notoire. On les considère comme les ennemis du monde, car ils finiront par inventer ou créer l'instrument qui causera la destruction de tous les êtres. Indirectement, ce verset prévoit les armes atomiques, dont le monde entier tire aujourd'hui un si grand orgueil. A tout moment la guerre peut éclater, ces armes engendrer le chaos. Le seul but de telles inventions est, comme l'indique notre verset, de détruire le monde. C'est à cause de l'impiété que de telles armes voient le jour au sein de la société humaine; quant à leur but, il ne poursuit en rien la paix et la prospérité du monde.




     Les êtres démoniaques, qui se réfugient dans la vanité de soi, l'orgueil et l'insatiable concupiscence, deviennent la proie de l'illusion. Fascinés par l'éphémère, ils consacrent leur vie à des actes malsains.
Bhagavad-gita XVI, 10

Commentaire (par AC Bhaktivedanta Swami Prabhupada)
     L'état d'esprit démoniaque se trouve décrit dans ce verset. La concupiscence des hommes qui en sont animés ne connaît aucun apaisement. Au contraire, ils continueront de multiplier sans fin leurs désirs insatiables de jouissance matérielle. Sous l'empire de l'illusion, ils ne se lassent pas d'accepter les choses éphémères, bien qu'ils n'en retirent qu'une constante angoisse. Privés de connaissance, ils n'ont pas même conscience de marcher dans la mauvaise direction....... Bien qu'ils soient tout à fait haïssables, la société les pare, artificiellement, d'une renommée trompeuse, et bien qu'ils glissent vers un enfer, il se considèrent eux-mêmes très avancés.




     Jouir des sens jusqu'au dernier moment, tel est, croient-ils, l'impératif majeur pour l'homme. Aussi leur angoisse ne connaît-elle pas de fin. Enchaînés par des centaines, par des milliers de désirs, par la concupiscence et la colère, ils entassent des richesses par voies illicites, pour satisfaire l'appétit de leurs sens.
Bhagavad-gita XVI, 11-12

Commentaire (par AC Bhaktivedanta Swami Prabhupada)
     Le plaisir des sens représente, pour les êtres démoniaques, le but ultime de la vie, auquel ils s'ac- crochent jusqu'à l'instant de la mort. Ils ne croient pas en la vie après la mort, ni que l'être doive revêtir différentes sortes de corps, déterminés par son karma, ses actes en ce monde........ L'homme démoniaque, sans foi en Dieu, sans foi en l'Ame Suprême qui l'habite, s'adonne à toutes sortes d'actes coupables dans le seul but de jouir des sens. Il ne sait pas que dans son coeur se trouve un témoin: l'Ame Suprême, qui observe l'âme distincte en ses actes. Comme l'enseignent les Ecritures védiques, et plus précisément les Upanisads, deux oiseaux sont perchés sur un arbre: l'un, actif, jouit ou souffre des fruits de l'arbre, l'Autre l'observe. Mais l'être de nature démoniaque n'a aucune connaissance des Ecrits védiques, pas plus qu'il n'y attache foi; il se sent donc libre d'agir à sa guise pour la satisfaction de ses sens, et peu lui importent les conséquences de tels actes.




     Telle est la pensée de l'homme démoniaque: "Tant de richesses sont aujourd'hui miennes, et par mes plans, davantage encore viendront. Je possède aujourd'hui tant de choses, et demain plus et plus encore! Cet homme était de mes ennemis, et je l'ai tué; à leur tour, je tuerai les autres. De tout je suis le seigneur et le maître, de tout le bénéficiaire. Moi parfait, moi puissant, moi heureux, moi le plus riche, et entouré de hautes relations. Nul n'atteint ma puissance et mon bonheur. J'accomplirai des sacrifices, ferai la charité, et par là me réjouirai". C'est ainsi que le fourvoie l'ignorance.
Bhagavad-gita XVI, 13-15


* La concupiscence est un terme qui désigne, dans la théologie chrétienne, le penchant à jouir des biens terrestres soit, d e manière plus générale, le désir des plaisirs sensuels, assimilant la concupiscence au « foyer du péché » (concupiscentiam vel fomitem1). La concupiscence est parfois confondue avec la seule libido freudienne, c'est-à-dire la forme primitive du désir sexuel. Cela peut être réducteur, car on parle aussi de concupiscence sur des sujets qui n'ont aucun rapport avec la sexualité.
** Passion: lire l'article sur les trois modes de la naute matérielle; les trois gunas. lire l'article.
Sur la photo, Al Capone très dangereux gangster italien, opéra à Chicago (USA) du temps de la prohibition d'alcool. Il termina ses jours en prison.