Le but de la vie est de retourner dans le monde spirituel à la fin de cette vie même. Pour celà il suffit simplement de penser à Dieu, Krishna au momnent de quitter votre corps. comment? voici l'explication.

Responsables de nos actes?

Nous ne sommes pas seuls responsables de nos actes.


Image       Dans la Bhagavad-gita telle qu'elle est Krishna éclairci ce point et dit à ce sujet à son ami et disciple Arjuna:

Bhagavad-gita chapitre XVIII verset 13 à 17.

      Laisse-Moi t'instruire, ô Arjuna aux-bras-puissants, des cinq facteurs de l'acte, que décrit la philosophie du *sankhya: ils sont le lieu, l'auteur, les sens, l'effort et surtout, l'Ame Suprême.

Commentaire de Srila AC Bhaktivedanta Swami Prabhupada:

      On peut se demander pourquoi, si tout acte doit entraîner une conséquence, l'homme conscient de Krsna n'a pas à jouir ou à souffrir de suites à ses actes. Pour en faire la démonstration, le Seigneur Se réfère à la philosophie du Vedanta (Vedanta-sutra). Il enseigne qu'il est cinq causes à tout acte, cinq causes à leur succès, et qu'on se doit de les connaître. Le sankhya représente la base du savoir, et le Vedanta, la somme du savoir, ce que reconnaissent tous les grands acaryas. Même Sankaracarya accepte comme tel le Vedanta-sutra. Un Ecrit faisant telle autorité mérite donc qu'on le consulte. L'ultime volonté se trouve investie en l'Ame Suprême, comme l'enseigne la Bhagavad-gita, et cette Ame Suprême engage chacun en des actes spécifiques. L'acte accompli sous Sa direction, qu'Elle donne de l'intérieur, n'engendre nulle conséquence, en cette vie comme en la prochaine. Les instruments de l'acte sont les sens; à travers eux, l'âme agit de diverses manières, et pour chaque acte, elle fournit un effort particulier. Mais en dernier lieu, tous les actes de l'être dépendent de la volon- té de l'Ame Suprême, sise dans le coeur de chacun en tant que son ami. Le Seigneur est donc, dans l'acte, la cause suprême. Voilà pourquoi celui qui agit dans la conscience de Krsna sous la direction de l'Ame Suprême sise en son coeur, n'est lié par aucun de ses actes. L'homme tout entier établi dans la conscience de Krsna n'est pas, en fait, redevable de ses actes; pour lui, tout repose sur la volonté suprême, l'Ame Suprême, Dieu, l'Etre Souverain.


Bhagavad-gita, chapitre XVIII, verset 15

      Quelque acte, bon ou mauvais, que l'homme accomplisse par le corps, le mental ou le verbe, procède de ces cinq facteurs.

Commentaire

      Il faut s'attarder sur le sens des mots "bon" et "mauvais" dans ce verset. L'acte bon est celui qui s'accomplit selon l'enseignement des Ecritures, et l'acte mauvais celui qui va à l'encontre des préceptes scripturaires. Mais tout acte nécessite les cinq facteurs pour son plein accomplissement.

Bhagavad-gita, chapitre XVIII, verset 16

      Et donc, celui qui se croit seul agissant, qui ne considère pas les cinq facteurs de l'acte, ne montre certes pas grande intelligence, et se trouve par là dans l'incapacité de voir les choses en leur juste relief.

Commentaire

      Le sot ne peut comprendre que l'Ame Suprême soit située à l'intérieur de son corps en tant qu'ami, et que là Elle conduise ses actes. Si les causes matérielles de l'acte sont le lieu, l'auteur, l'effort et les sens, la cause ultime en est l'Etre Suprême, le Seigneur. Il ne faut donc pas limiter sa vision aux quatre causes matérielles, mais bien sûr l'étendre également à la cause efficiente, la cause suprême. Celui qui ne voit pas le Suprême se croit lui-même la cause de l'acte.


Bhagavad-gita, chapitre XVIII, verset 17

      Celui dont les actes ne sont pas motivés par le faux ego, dont l'intelligence ne s'enlise pas, tuât-il en ce monde, jamais ne tue. Jamais non plus ses actes ne l'enchaînent.

Commentaire

      Le Seigneur informe ici Arjuna que son désir de ne pas combattre procède du faux ego. Arjuna se croyait le seul agissant, il oubliait de considérer que l'Etre Suprême est Celui qui, de l'intérieur comme de l'extérieur, sanctionne l'acte. Et en quoi celui qui ignore cette vérité serait-il poussé à l'action? L'homme, cependant, qui sait de quelle nature sont les instruments de l'acte, qui se connaît pour l'agissant et voit le Seigneur Suprême en tant que maître de la sanction ultime, celui-là est parfait en tout ce qu'il accomplit. Il n'est jamais la proie de l'illusion. L'action égocentrique, avec la responsabilité qu'elle entraîne pour son auteur, procède du faux ego et de l'impiété, du manque de conscience de Krsna. Celui qui agit dans la conscience de Krsna, sous la direction de l'Ame Suprême, du Seigneur, celui-là, tuât-il, jamais ne tue. Il n'est jamais non plus sujet aux suites d'un tel acte. Qu'un soldat tue un ennemi sur l'ordre d'un supérieur, et il ne sera pas soumis au jugement. Mais qu'il tue de sa propre initiative, et il sera traîné devant une cour de justice.


* Sànkhya — analytical discrimination between spirit and matter and the path of devotional service as described by Lord Kapila, the son of Devahüti in the Çrémad-Bhägavatam; analytical understanding of the body and the soul. Säìkhya-yoga-the process of linking with the Supreme by intellectually tracing out the source of creation; An analysis of matter and spirit taught by sage Niréçvara Kapila. One of the six systems of Vedic philosophy. See Analysis, Six systems**.

** Six systems — There are six systems of philosophy associated with the Vedic scriptures. These together are known as the sad-darsana. The sad-darsana (six views) are:
1) Nyaya (logic),
2) Vaisesika (atomic theory),
3) Sankhya (analysis of matter and spirit),
4) Yoga (the discipline of self-realization),
5) Karma-mimamsa (the science of fruitive work) and
6) Vedanta (the science of God realization).

The sad-darsana are termed ästika philosophies (from asti, or it is so), because they all acknowledge the Veda as authoritative, as opposed to the nästika philosophies of the Cärvakas, Buddhists and Jains (nästi, it is not so), who reject the Vedas.