Le but de la vie est de retourner dans le monde spirituel à la fin de cette vie même. Pour celà il suffit simplement de penser à Dieu, Krishna au momnent de quitter votre corps. comment? voici l'explication.


La Conscience de Krishna

L'âme individuelle, notre âme.'

      Nous vous proposons dans les lignes qui suivent, une étude sommaire de l’être vivant, de l’âme. Cette étude se base sur quelques versets tirés des écritures, et sur les explications de Srila Prabhupada, fondateur du Mouvement Hare Krishna en occident, grand saint, érudit et philosophe


"A l’instant de la mort, l’âme prend un nouveau corps, aussi naturellement qu’elle est passée, dans le précédent, de l’enfance à la jeunesse, puis à la vieillesse. Ce changement ne trouble pas qui a conscience de sa nature spirituelle " (Bhagavat-gita, 2.13).

     Chaque être est une âme spirituelle, distincte de toute autre. A chaque instant, celle-ci change de corps et se manifeste sous la forme d’un enfant, puis d’un adolescent, d’un adulte, d’un vieillard.

     Le corps change continuellement, comme les images d'un film. Seconde par seconde, les cellules se modifient, et la croissance, et l'âge, prennent place. Les scientifiques disent que les cellules d'un corps sont renouvelées tous les sept ans. Ainsi, le corps change plusieurs fois au cours d'une vie. Mais en dépit de tous ces changements, l'âme demeure la même, immuable. Finalement, à la mort de l’enveloppe charnelle qu’elle habitait, l’ âme transmigre dans un autre corps; c’est la réincarnation.

     La Bhagavad-gita nous assure que les êtres distincts sont des fragments éternels (sanatana) de Dieu. On les nomme ksaras, car il est toujours possible qu’ils tombent sous le joug de la nature matérielle.

     Nous trouvons dans le Srimad-Bhagavatam (7.2.21) le verset suivant, prononcé par Hiranyakasipu, grand matérialiste devant l’éternel …

"Lêtre vivant, l’âme spirituelle, ne connaît pas la mort, car il est éternel et impérissable. Non touché par la souillure matérielle, il peut se rendre partout dans les mondes matériel et spirituel. Il est pleinement conscient et diffère complètement du corps matériel, mais du fait qu’il est fourvoyé pour avoir mal utilisé son infime indépendance, il se voit contraint de revêtir des corps subtils et grossiers produits par l’énergie matérielle, s’exposant dès lors aux prétendus bonheur et malheur de ce monde. Aussi, nul ne devrait pleurer le départ de l’âme spirituelle d’un corps quelconque ".
 


           Hiranyakasipu explique très intelligemment la condition de l’âme. Celle-ci n’a rien à voir avec le corps; elle en diffère toujours complètement. Éternelle et impérissable, elle ne connaît pas la mort, mais lorsque cette même âme pure désire jouir de l’univers matériel de façon indépendante, elle se voit exposée aux conditions inhérentes à la nature matérielle; elle doit alors revêtir un certain type de corps et subir les joies et les peines qui en découlent.

Nous trouvons, toujours dans la Bhagavad-gita (2.17), le verset suivant:

" Sache que ne peut être anéanti ce qui pénètre le corps tout entier. Nul ne peut détruire l’âme impérissable ".

     Ce verset traite avec précision de la nature de l’âme, principe vital du corps qu’elle habite. Chacun sait que ce qui éveille le corps de toute part est la conscience. Nous sommes tous conscients des joies et des peines qu’éprouve notre corps, mais notre conscience ne s’étend pas à autrui, dont les plaisirs et les souffrances nous sont inconnus. Chaque corps est donc l’enveloppe charnelle d’une âme distincte, perceptible à travers la conscience individuelle, sa manifestation extérieure.

     La Svetasvatara Upanisad nous révèle les dimensions de l’âme: un dix millième de la pointe d’un cheveu:

"Lorsque l’on sépare la pointe d’un cheveu en cent parties, qu’on divise à leur tour en cent parties, on trouve la mesure de l’âme " (Svet., 5.9)


     Le Srimad-Bhagavatam confirme cette description:

"Il existe d’innombrables atomes spirituels, ayant chacun la taille d’un dix millième de la pointe d’un cheveu ".

     L’âme distincte est donc un atome spirituel. Et il existe un nombre infini de ces atomes spirituels. Cette minuscule étincelle est le principe vital du corps matériel, où son influence est partout répandu, comme celle d’un médicament.
La conscience manifeste la présence de l’âme. Si vous prenez du sel et que vous le versez dans un verre d'eau, le sel devient invisible, mais il peut être reconnu en goûtant l'eau. De même, l'âme peut être reconnue par la conscience qui émane d'elle. Nul n’ignore que privé de conscience, le corps matériel est un objet sans vie, que rien ne peut ranimer. Par suite, il est clair que laconscience provient de l’âme, et non de quelque combinaison d’éléments matériels.

     La Mundaka Upanisad(3.1.9) précise à son tour la dimension de l’âme infinitésimale: 

" L’intelligence parfaite peut percevoir l’âme, dont la mesure est dans l’infiniment petit (…) "

     La Mundaka Upanisad situe l’âme infinitésimale dans le cœur de chaque être, d’où son influence se propage dans tout le corps. Les âmes distinctes, parties du Tout spirituel, de Krishna, peuvent se comparer aux innombrables molécules lumineuses composant les rayons du soleil: étincelles spirituelles, elles composent la radiance du Seigneur Suprême et constituent Son énergie supérieure, appelée " prabha ".

     Dans la Bhagavad-gita ( 2.18.) Krishna nous dit que l’âme est indestructible, éternelle et sans mesure. Les vedanta-sutras nomment " lumière " l’être vivant, parcelle de la lumière suprême. La " lumière " de l’âme maintient le corps matériel en vie à la façon de celle du soleil qui soutient l’univers.

     Nous trouvons dans le Srimad-Bhagavatam (10.12.33):

" Une lumière éblouissante jaillit du corps du gigantesque python (Aghasura), illuminant toutes les directions; elle demeura isolée dans le ciel jusqu’à ce que Krishna soit sorti de la gueule du cadavre. Alors, comme tous les devas regardaient, ce rayonnement entra dans le Corps de Krishna ".

     Nous trouvons, dans l’Isopanisad (Iso., 7):

" Celui qui constamment voit en chaque être l’étincelle spirituelle, en qualité identique à Dieu, connaît la vraie nature des choses. Comment l’illusion ou l’angoisse pourrait-elle s’emparer de lui ? ".


      Nul autre que le madhyama-adhikari et l’uttama-adhikari, ne peut connaître avec justesse la nature spirituelle de l’être vivant. De même que le feu et les étincelles qui en jaillissent ne font qu’un en qualité, le Seigneur Suprême et les êtres vivants participent de la même nature. Pourtant, malgré une nature identique, le feu et l’étincelle ne sont pas égaux, car ils ne produisent pas la même intensité de chaleur et de lumière.

     L’être vivant est une étincelle du Tout, c’est à dire de Dieu, et il possède presque 80% des attributs du Tout, mais en quantité infime puisqu’il n’en est qu’une infime partie. Pour user d’une autre analogie, le rapport entre Dieu et les êtres vivants ressemble à celui qui existe entre l’océan et la goutte d’eau. Bien que le sel qu’ils contiennent soit de même composition chimique, la quantité en diffère considérablement. Si l’être distinct était égal à Dieu, en quantité comme en qualité, jamais il n’aurait subi l’influence de l’énergie matérielle.

     Dans la Bhagavad-gita (2.20) nous trouvons:

" L’âme ne connaît ni la naissance ni la mort. Vivante, elle ne cessera jamais d’être. Non née, immortelle, originelle, éternelle, elle n’eut jamais de commencement, et jamais n’aura de fin. Elle ne meurt pas avec le corps ".

     En qualité, l’âme infinitésimale ne fait qu’Un avec l’Âme Suprême, dont elle est une infime partie. Elle ne subit pas de changement comme le corps, et c’est pourquoi on la nomme aussi kutastha, " immuable ". Elle est éternelle et originelle: rien ne laisse croire qu’elle ait seulement pu avoir un commencement. L’âme ne vieillit pas avec le corps. C’est pourquoi le vieillard se sent intérieurement identique à l’enfant ou au jeune homme qu’il fut.


     Le Varaha-Purana démontre, comme la Bhagavad-gita, que les êtres vivants sont toujours parties intégrante du Seigneur, mais distincts de Lui. Krishna indique clairement, dans Ses enseignements à Arjuna, que même libérée du joug de maya, l’âme garde son individualité.

" On appelle brahman, l’être spirituel, impérissable; le moi est sa nature éternelle (…) " (Bg.8.3)

     Comme l’indique ici clairement Krishna, le moi, c’est à dire l’individualité, est la nature éternelle de l’âme. Continuons avec la Bhagavad-gita (2.25):

" Il est dit de l’âme qu’elle est invisible, inconcevable et immuable. La sachant cela, tu ne devrais pas te lamenter sur le corps ".

     L’âme, telle qu’elle est décrite dans la Bhagavad-gita, est de taille si infime, mesurée à notre échelle, que même le plus puissant de nos microscopes ne pourrait la déceler (elle est, en outre, de nature spirituelle, immatérielle). On la dit, pour cette raison, " invisible ". Son existence ne peut donc être prouvée de façon expérimentale; seule la sagesse védique, la sruti, peut l’établir. Et il nous faut accepter cette sagesse comme une preuve à priori, puisque nous n’avons d’autre moyen de vérifier l’existence de l’âme, bien que sa présence dans le corps soit incontestable à cause de son action sur lui.

     Combien de choses ne devons-nous d’ailleurs pas accepter sur la seule foi d’une autorité en la matière ? Nul ne dénierait la véracité de sa mère quand elle lui dévoile d’abord l’existence puis l’identité de son père, puisqu’il n’est d’autre preuve que sa parole. De même, seule l’étude des Vedas peut nous faire comprendre la nature de l’âme. En fait, l’âme est inconcevable pour celui qui ne croit qu’au témoignage de ses sens matériels. L’âme est conscience, et elle est aussi consciente, nous disent les Vedas; et ainsi devons-nous l’accepter. Parce qu’éternellement la même, l’âme infinitésimale reste toujours un " atome " en comparaison de l’Âme Suprême, infinie; elle ne peut jamais égaler Dieu. Les Vedas exposent cette conception de l’âme en de nombreux endroits et de diverses manières, pour en confirmer la valeur. La répétition d’une idée est nécessaire afin qu’elle soit comprise sans erreur, dans toute sa profondeur et sous tous ses aspects.



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